Suite à une formation  en ferronnerie d’art et à plusieurs années d’essais et de recherche sur les techniques de coutellerie traditionnelle, j’ai installé mon atelier de forge dans le Loiret.

Je m’efforce de retrouver des techniques de travail anciennes et de fabriquer des couteaux, outils, ayant la meilleure coupe possible.

En effet, l’objectif, quelle que soit la gamme, est de réussir à vendre mes réalisations à des prix abordables avec un tranchant digne de celui des couteaux de nos grands pères.

Pour cela, je travaille avec des aciers simples au carbone (XC75, 90MCV8, C130...) que je forge, trempe et affûte avec des méthodes traditionnelles de manière à obtenir un compromis idéal entre résistance du fil, pénétration dans la matière, et bien sûr, facilité d’affûtage.

Les manches, eux, sont faits dans des matériaux naturels (bois et corne) ou plus moderne comme le micarta qui, en plus d’être esthétiques, assurent une sensation agréable dans la main  et une longue durée de vie.

Pour finir, lorsque je vends un outil ou un couteau, j’en assure l’affûtage gratuitement. (Les éventuels frais de port sont aux frais du client mais je ne facture pas l’affûtage)


L'atelier (partie forge)



Cycle de fabrication d'un couteau droit


1/ Départ dans un morceau d'une ancienne lime Nickolson calibré au martinet.


2/ Etirage de la soie




3/ Couteau forgé, la soie la pointe et le tranchant sont étirés, le poinçon est frappé.



4/ Après recuit de détente, le couteau est détouré à la meule et un morceau de bois est choisi pour faire l'ébauche du manche.
(ici de l'Assamela, un bois exotique très dur)




5/ La lame a été meulée et le bois percé puis ajusté à la soie



6/ Les traitements thermiques ont été effectués, normalisations, trempe à l'huile du tranchant et revenu au jaune paille pour obtenir la dureté et la souplesse nécessaires à une lame de ce type.



7/ La lame est polie et affûtée selon les méthodes traditionnelles, sur des disques émerisés et lubrifiés au suif, qui évitent l'échauffement du tranchant, de sorte à ne créer aucun biseau : cela permet d'avoir un tranchant fin, facile à affûter et une lame gardant toujours une très bonne pénétration.



8/ Le manche est mis en forme, de sorte à donner une bonne prise en main



9/ Un trou est percé de sorte que le rivet passe par la soie et bloque complétement la lame dans le manche.



10/ L'ensemble est collé à la résine pour assurer un emmanchage sans vide, très solide



11/ Le rivet est maté, le bois est poncé fin, les traces de colle éliminées, l'ensemble est alors passé à la frotte en coton enduite de pâte blanche pour être poli



12/ Fabrication d'un étui en cuir  tanné végétal, sur base d'un patron dessiné en fonction du couteau



L'ensemble terminé :